Les fondements de la stratégie
La stratégie est, à l'origine, l'art de conduire une armée (du grec stratos qui signifie armée et ageîn qui signifie conduire). Par extension, on peut aujourd'hui la définir comme l'art de diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif déterminé.
Aujourd’hui comme hier, une société ne peut prospérer, c’est à dire se développer et réussir, sans définir et appliquer une stratégie claire. Dans les années quatre-vingt, Philip Kotler et Bernard Dubois écrivaient qu’une entreprise « ne peut se contenter d’analyser sa situation présente, mais se doit d’élaborer une stratégie à long terme tenant compte des évolutions intervenant dans son secteur. Il n’y a pas de stratégie qui soit bonne quelle que soit l’entreprise considérée ; aussi chacune d’elles doit-elle prendre en considération sa position particulière sur le marché ainsi que ses objectifs, opportunités et ressources ». Dans leur ouvrage Marketing Management, ils développaient ensuite trois concepts fondamentaux à prendre en compte dans l’analyse pour qu’une entreprise puisse se développer dans un environnement instable : l’adaptation de l’entreprise à son environnement, le rythme d’évolution externe et la souplesse d’adaptation de l’organisation.
Confucius (551-479 avant J.-C.) a dit : « l’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru ». Or, comme nous l’avons vu, stratégie ne peut se dissocier, à l’origine, de l’art de la guerre. L’objectif de ce blog est donc de revenir aux sources, aux fondements de la stratégie, pour éclairer notre chemin.
Je ne peux m’empêcher, en introduction de ce blog, de citer un des grands maîtres de la stratégie, un des plus anciens qui nous sont connus, contemporain de Confucius : Sun Tzu (ou Sun Zi - 544-496 avant J.-C.) : « La tactique militaire est semblable à l’eau ; car l’eau, obéissant à son cours naturel, descend des lieux élevés et se précipite vers le bas. De même, dans la guerre, le procédé permettant d’éviter ce qui est fort et d’attaquer ce qui est faible. L’eau modèle son cours d’après le terrain sur lequel elle coule ; le soldat construit sa victoire en fonction de l’ennemi qui se trouve devant lui ».
De tels préceptes s’appliquent à toutes les stratégies, qu’elles soient militaire, économique, politique ou sociale.
